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Séminaire Ciné-Séries

Culture, mise en scène, récit sériel

2014/2015 - 3e saison

IRCAV (Paris 3) - Afeccav

Coordination G. Soulez et R. Moine

 

PRESENTATION

« Comment rendre compte d’une série télévisée ? » À l’invitation de l’Afeccav (association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel), ce séminaire parisien et francilien se propose de mettre l’accent sur le profit que l’on peut tirer de la tradition de l’analyse des films (et du cinéma) pour l’analyse des séries (et de la télévision). On s’interrogera tant sur les passages, les influences culturelles réciproques, la culture commune aux films et aux séries, que sur les spécificités des unes et des autres. Dans une perspective où l’accent sera mis sur les questions de méthode, il s’agit de penser l’apport de la réflexion en termes de mise en scène, de récit, de genre, de réception, etc. pour l’analyse des séries.

Inversement, on pourra souligner du coup des différences (longueur, contexte de production, histoire propre des séries et de leurs spectateurs...). Si l’on mettra en valeur la dimension formelle des séries en lien avec leurs contextes, on pourra s’interroger, en retour, sur l’importance de la sérialité au cinéma. De la même manière, les constructions culturelles proposées par les productions sérielles télévisuelles, en terme de représentation et de réception, pourront être évaluées en regard de celles proposées par les films de cinéma. Sans exclure une réflexion historique, perspective culturelle et approche des formes et récits permettront d’éviter un certain retour de la « théorie du reflet » à l’endroit des séries, tout en soulignant les relations entre les innovations (ou les invariances) sérielles et les mutations culturelles contemporaines. Observer, en un mot, ce que le cinéma fait aux séries et ce que les séries font au cinéma, tout en élargissant le regard aux autres médias (bande-dessinée par exemple) qui entrent en interaction avec cinéma et télévision.

 

PROGRAMME

Mardi 17 février 2015
16.00-19.00, salle 410

 

Marjolaine Boutet (Université de Picardie-­‐Jules Verne) :
Un Village français, série grise sur les années noires

Il s’agit de réfléchir sur la spécificité de la série Un Village français (France 3, depuis 2009) dans la représentation de la Seconde Guerre mondiale, en la replaçant d’abord dans l’évolution de l’historiographie et de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France mais aussi dans celle de sa représentation au cinéma et à la télévision. Dans un deuxième temps, nous réfléchirons sur les apports de la forme sérielle dans le traitement de cet épisode particulier de l’Histoire, pour enfin élargir à la question de la représentation des rapports des individus avec "la durée" et "l’événement" dans les séries télévisées.

Sarah Lécossais (Université Paris 3) :
Être mère épisode après épisode. Représentations de la parentalité au prisme du genre dans les séries familiales françaises (1992-­‐2012)

Cette communication interroge les représentations de la maternité dans les séries télévisées françaises (en particulier : Une famille formidable, Fais pas ci fais pas ça, Famille d’accueil, En Famille, Hard ou encore Que du bonheur), en montrant que les mères – en tant que femmes – ne sont pas des parents comme les autres et que la parentalité est toujours question de genre. La sérialité nous encourage à insister sur les représentations hégémoniques d’une mère de famille idéale disséminées dans ce matériau et faisant la promotion d’une maternité normée.

 

Mardi 10 mars 2015
16.00-19.00, salle 123

 

Eric Maigret (Université Paris 3) :
La délicieuse déliquescence du récit transmédiatique : l’exemple des Walking Dead

L’analyse comparative de la bande dessinée et de la série télévisée The Walking Dead démontre que les effets transmédiatiques peuvent désormais être massifs dans la fiction contemporaine mais qu’ils ne reposent pas sur une expérience unifiée et coordonnée. La transmédialité n’est pas nécessairement un processus harmonieux même lorsqu’elle est portée par un auteur qui centralise l’écriture des récits.

Stéphane Thévenet (Université Paris 3) :
Le TV drama et le manhwa (BD) sud-coréens : une histoire d’amour au long cours ?

Bien que relativement classique, le récit narratif proposé par les TV drama sud-­coréens s’enrichit d’influences audiovisuelles issues de supports et d’horizons différents afin de sans cesse séduire un public avide de nouveautés. Nous revenons sur la période 1992-2005 qui voit s’imposer une forme courte de romance urbaine tout à fait en phase avec son temps et le recours de plus en plus fréquent aux pratiques transmédiatiques (bande dessinée, romans...) à partir des années 2000.

 

LIEU

Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 -­ Centre Censier
13 rue Santeuil - 75005 Paris

Métro : Censier-­Daubenton

 

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